Je vous en parlais il y a quelques semaines dans cet article : depuis le mois d’août, je me suis replongée la tête la première dans ma petite entreprise, que j’ai réussi à remettre à peu près à flot, avec majoritairement des cours sur Skype, mais aussi en présentiel sur Beziers.

Mon salaire de Freelance étant encore un peu léger, bien qu’acceptable, j’ai quand même décidé de refaire mon CV et de chercher quelques heures de cours en donner en plus en écoles linguistiques, auxquelles je suis beaucoup plus habituée que l’Education Nationale. Coup de bol, j’ai très rapidement été embauchée par une petite école linguistique basée à Narbonne, à 35 minutes de chez moi porte à porte s’il n’y a pas de bouchons et que je trouve facilement une place de parking (ça va, c’est pas énorme, la vie en Australie m’a bien habituée aux “longues” distances).

Mon temps de travail est donc maintenant divisé entre trois endroits différents : mes cours sur Skype à mon domicile, d’autres cours que je donne chez de nouveaux étudiants à Beziers, et les cours avec l’école à Narbonne. Je n’ai pas de vraie routine, mon emploi du temps a une certaine stabilité mais change quand même régulièrement. Mais pas mal parmi vous se demandent à quoi ressemblent mes journées, je vais donc aujourd’hui essayer de vous donner un aperçu de mon planning de Freelance et salariée en France!

Le matin : mon entreprise.

Pour des raisons de temps et de transfert d’argent, j’ai décidé de laisser tomber l’idée que je pouvais enseigner le FLE ou l’anglais à n’importe qui dans le monde rien qu’en utilisant Skype, ça me fait perdre trop de temps et d’énergie. Et puis il s’avère qu’un étudiant qui n’a pas de compte banquaire en Australie ou en France aura donc beaucoup trop de difficultés à payer ses cours.

Dans mon entreprise, je ne donne donc que des cours de FLE à des Australiens, ou à des expats vivant à Beziers, et des cours d’anglais à des Français.

Il y a entre six et neuf heures de décalage horaire entre la France et l’Australie, encore plus lorsque nous passons à l’heure d’hiver. De ce fait, je me lève en général très tôt le matin pour donner mes cours de FLE à mes étudiants australiens : quand il est sept heures du matin pour moi et que je commence ma journée devant mon ordi avec mon café, c’est déjà l’après-midi au pays des kangourous.

A l’heure actuelle, j’ai des cours de FLE sur Skype presque tous les matins du lundi au vendredi, et je commence entre six heures et demi et huit heures (oui oui! 6H30, vous avez bien lu!) Certains jours, comme le mercredi, je n’ai que un seul cours ; d’autres, comme le lundi, j’enchaine les leçons sur Skype non stop de sept heures trente jusqu’à midi trente!

Deux matinées par semaine, je me rends également dans le centre de Beziers où je donne des cours de FLE à deux expats anglophones.

Au total, mes cours avec mon entreprise représentent entre dix et douze heures de cours par semaine. Tous mes cours sont des leçons individuelles avec des gens que je connais maintenant depuis plusieurs années pour certains, on rigole bien et on plaisante, tout en travaillant dans la bonne humeur, je suis trop fan!

Si j’ai une matinée où j’ai du temps libre entre des cours sur Skype ou des cours sur Beziers, je trouve toujours de quoi m’occuper, que ce soit avec ma comptabilité, ma préparation de cours, des emails à envoyer (après chaque leçon sur Skype, j’envoie systématiquement un résumé de la leçon à chaque étudiant) ou encore ma pub sur les réseaux sociaux ou sur mon site pro.

 

L’après-midi : à Narbonne!

Trois après-midis par semaine, parfois plus selon les semaines, une fois ma matinée avec mon entreprise finie, je mange un morceau puis je file à Narbonne. Il m’arrive aussi d’y aller tout le samedi. J’enseigne principalement l’anglais mais j’ai aussi quelques heures de FLE de temps en temps dans mon emploi du temps. Mes cours y sont très diversifiés. J’enseigne principalement en cours individuels à des adultes mais j’ai aussi un cours avec une enfant et un autre avec une ado qui veut entrer dans un lycée international, et quelques cours de groupe ponctuellement. Certaines semaines, mon emploi du temps est très léger et cela représente environ dix heures de cours par semaine. D’autres fois, comme en Octobre où j’avais moins de cours avec mon business mais qu’il y avait de nouveaux cours mis en place à l’école, il m’est arrivé de donner 25 heures de cours par semaine rien qu’à Narbonne!

Une des grandes nouveautés dans mon CV est que je travaille également avec des lycéennes en CAP ou Bac Pro esthétique! Oui, vous avez bien lu! Elles sont dans des écoles privées qui ont préféré avoir recours à des profs travaillant dans le privé comme moi plutôt que des profs de l’Education Nationale. Pendant trois heures par semaine, je me retrouve donc avec des groupes de cinq à douze adolescentes (ou adultes pour celles qui se réorientent), avec un niveau d’anglais très basique mais une volonté de réussir leurs examens. Je m’amuse beaucoup à créer des cours en rapport avec leurs centres d’intérêt et leur formation, loin des manuels que j’étais obligée d’utiliser dans l’Education Nationale.

Une autre nouveauté, et là c’est un véritable challenge : je travaille également, en partenariat aussi, avec une toute petite école de Narbonne qui s’occupe d’élèves avec des profils particuliers : en échec scolaire, dans le rejet de l’apprentissage, ou en difficultés pour des raisons très variées allant de la dyslexie à l’ennui car ce sont des élèves surdoués (pour rester dans l’explication basique). Pendant deux heures, le vendredi après-midi, je dois donc oublier toutes mes techniques d’enseignement auxquelles j’ai été habituées et avoir recours à de nouvelles méthodes d’apprentissage, sans écrit et sans exercices trop structurés. C’est hyper intéressant, et j’ai même suivi récemment une formation pour l’enseignement à ce type de public. Le groupe n’est composé que de cinq élèves, donc cela reste très raisonnable et les cours se font dans la bonne humeur et l’amusement (même si c’est probablement le cours qui me fatigue le plus dans la semaine!)

 

Le soir : de retour au taf à la maison!

Mes cours sur Narbonne finissent entre 15 heures et 18 heures donc en général je suis de retour chez moi entre 16 et 19 heures. Mais parfois, la journée n’est pas finie !!! Les autres profs qui me lisent peuvent confirmer : les profs travaillent toujours chez eux, y compris le soir! (Bon ok, les quelques soirs où je finis les cours à Narbonne à 18 heures, je rentre chez moi et je m’écroule sur mon canapé!)

Un ou deux soirs par semaine selon les périodes, je donne des cours sur Skype avec des élèves basés en France. Et les autres soirs, je trouve toujours de quoi faire : de la prépa, des recherches… Je dois souvent me forcer à arrêter de travailler, pas parce que j’ai trop de travail, mais parce que j’adore tellement ce que je fais que je trouve toujours des choses à faire qui pourraient attendre le lendemain.

Car oui, à l’heure actuelle, je m’amuse tellement dans ce que je fais et j’ai un planning tellement varié (et donc pas du tout monotone) que je n’ai juste pas du tout l’impression de travailler. Il est vrai que je commence certaines journées de travail avant sept heures du matin et que je suis un soir par semaine encore sur Skype à 18 heures (journées donc de techniquement presque douze heures!), mais j’ai aussi pas mal de moments dans la journée avec des pauses, je ne travaille pas non plus non stop. Et certains jours, il m’arrive de rentrer chez moi, de m’écrouler sur mon canapé et de ne plus en sortir de la soirée. Deux après-midis par semaine, selon les périodes, je n’ai pas de cours à Narbonne, et j’en profite alors pour encore avancer dans mes préparations de cours, mais il m’arrive aussi de faire quelque chose de complètement différent comme travailler sur mon blog… ou encore procrastiner et trainer sur Youtube pendant des heures! (oups!)

Comme vous le voyez, je n’ai donc pas de routine, j’ai des cours très variés et pleins d’autres tâches qui embellissent mon emploi du temps, et je suis vraiment à fond dans tout ce que j’accomplis! Je suis aussi beaucoup plus épanouie que lorsque je travaillais dans l’Education Nationale, à temps plein avec les ados.

 

Bref, en résumé : comme lorsque je n’étais que Freelance et basée en Australie, je n’ai toujours pas de routine, je vis toujours de ma passion qui est l’enseignement des langues et j’ai rajouté l’enseignement de l’anglais dans divers contextes sur mon CV, j’adore toujours ce que je fais, je vis plutôt confortablement sans pour autant être riche, et tout se passe bien!

Et dans quelques mois, ce sera l’anniversaire de mon business : quatre ans déjà! Le temps passe vite! Je n’avais pas fait de vrai bilan l’année dernière, mais je pense que j’en rédigerai un cette année et cela me permettra de vous reparler de mon emploi du temps qui aura probablement encore beaucoup évolué d’ici là!

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