Hier, je suis allée sur le site de OVH pour renouveller mon nom de domaine et mon hébergement pour une année de plus… et j’ai beaucoup hésité avant de valider ma demande… je continue à bloguer? J’arrête? Mon dernier article avant celui-ci datait de début mars, j’ai des périodes où mon inspiration se fait vraiment la malle… mais elle revient toujours! Et mon envie de partager aussi! Donc voilà, Voyages de Prof est sur la toile pour une année de plus! Et pour fêter ça, aujourd’hui on va parler d’un sujet très en vogue ces derniers temps, je veux bien sûr parler du confinement!

Confinement et travail :

Il y a deux mois, je vous parlais de mon quotidien de prof, en mode freelance et salariée, et je vous expliquais que j’ai principalement trois sources de revenus : mes cours en ligne avec l’Australie, mes cours dans une école linguistique à Narbonne, ainsi que quelques cours avec des amis dans la région de Beziers. Mais aujourd’hui, en ce 25ème jour de confinement, j’en suis où?

J’ai proposé à mes amis de Beziers de faire les cours en ligne mais pour l’instant aucun ne s’est lancé. Les cours à Narbonne continuent et sont entièrement désormais en ligne, mais mon temps de travail n’est plus le même. Par contre, mon planning pour mes cours en Australie n’a pas du tout changé.

Concrètement, cela veut dire que je continue à me lever de bonne heure tous les matins de semaine, je continue à travailler du lundi au vendredi, je continue mon travail pour Narbonne mais je ne passe plus une heure et demi par jour dans ma voiture, et finalement je ne me rends pas compte de ma perte d’argent par rapport à mes cours avec mes amis qui se sont arrêtés car d’un autre coté je ne fais plus un plein d’essence par semaine. Ma voiture se repose, et finalement moi aussi, même si je continue à travailler!

 

Confinement et routine :

Le confinement me donne, à moi mais j’imagine à la majorité d’entre vous qui ne travaillez plus en extérieur et n’avez pas d’enfants, l’opportunité de ralentir et de se recentrer sur le plus important : prendre plus souvent des nouvelles de nos proches, prendre le temps de faire toutes ces petites tâches qu’on n’a jamais le temps de faire : de la séance de sport quotidienne au ménage de printemps en passant par cette compétence qu’on n’a jamais le temps de développer en temps normal car on n’a jamais le temps. Avec cette crise, nous avons le temps de ralentir et de nous recentrer sur les choses les plus importantes, mais aussi les choses futiles auxquelles on ne pense pas pendant notre quotidien normalement surchargé!

Je passe mes journées en semaine juste avec moi même, mon travail aux heures légèrement réduites, et mes objectifs et to do list que j’arrive à venir à bout, ou pas, et si je n’y arrive pas, ce n’est pas grave. Pour vous donner un ordre d’idées, je range mon appartement, je fais beaucoup de tri, j’essaie de rester active et je fais du vélo d’appartement et du yoga (et de la marche aussi, j’y reviens plus bas), comme beaucoup je regarde Netflix je bouquine et je passe beaucoup trop de temps sur les réseaux sociaux… Et cette routine me convient!

Mes habitudes n’ont presque pas changé, je continue à travailler, beaucoup moins, mais je continue. J’ai gagné une heure et demi par jour car je n’ai plus besoin de faire des allers retours à Narbonne tous les jours (ça, ça devrait continuer car dès que le confinement est fini, on déménage!), je ne faisais plus de shopping bien avant le confinement et ça ne change donc rien pour moi. Je ne fais plus d’apéro avec les copains et je ne teste plus de restaurants avec mon chéri, mais au moins on économise. Et je me suis enfin remise à l’espagnol! Oui, je vois le positif dans cette situation.

 

Confinement et extérieur :

Concernant mes conditions de confinement : je devais déménager courant Avril, le déménagement est reporté à Juin. Ce qui veut dire que je vis mon confinement dans mon appart de 60 mètres carré… sans jardin ni même de balcon. Et oui, je fais parti de ces gens là. Par contre, détail très important et très positif : je suis à la campagne. En général, quand on me demande où j’habite, je reste très vague et je réponds Beziers. Mais la vérité, c’est que j’habite dans un tout petit village à coté de Beziers. Ce village est en temps normal très tranquille, donc autant vous dire que le village est devenu complètement silencieux avec ses rues complètement vides depuis le début du confinement.

Je n’ai pas (trop) de scrupules à utiliser mon attestation de sortie en général un jour sur deux ou trois pour “faire de l’exercice” et aller marcher sur la piste cyclable à la sortie de mon village. Vous pensez que je me mets en danger ou que je mets en danger d’autres personnes? Vous avez envie de me gueuler dessus en disant “reste chez toi putain!!!” Vous vous trompez, car c’est simple, en une heure de marche, je croise en général deux joggers maximum! Donc oui, je sors faire de l’exercice, mais je n’en abuse pas, loin de là, et tous les gens qui n’ont pas de jardin ou de balcon peuvent me comprendre.

J’ai par contre pris la décision de ne plus du tout me rendre à Beziers. Je m’y suis rendue deux fois depuis le début du confinement. Une fois pour aller dans un grand supermarché et je me suis sentie très mal à l’aise et complètement paranoiaque avec toutes ces personnes ne respectant pas les distances requises (maintenant je vais toujours à la superette de mon village, une fois par semaine grand max, c’est plus cher, mais c’est plus sûr). Et une autre fois pour aller en urgence à la poste pour envoyer un courrier en recommandé : j’ai vu des gens tousser et éternuer sans utiliser leur main ou leur coude pour se protéger, et il y avait vraiment beaucoup de personnes dans les rues pour une ville de taille moyenne. D’ailleurs, le lendemain, le maire de Beziers a décidé de faire enlever tous les bancs publics pour que les gens arrêtent de s’y asseoir pour y flaner. Les bitterrois l’ont bien cherché…

D’ailleurs quand je vois tous ces gens dehors, que ce soit IRL à Beziers ou aux infos dans les villes plus grandes, mon premier sentiment, c’est la colère, c’est à cause de gens comme ça que le confinement durera plus longtemps. Et ne me dites pas que je contribue à ça avec mes trois balades par semaine en pleine nature et littéralement toute seule!

 

Confinement et voyages :

Mardi prochain, je devais prendre le train pour Barcelone et prendre l’avion direction New York! Je devais y retrouver plusieurs amis d’Australie et je devais aussi aller passer quelques jours à Washingon DC car mon chéri y a de la famille. Aujourd’hui, bien sûr, ces vacances sont tombées à l’eau… (d’ailleurs, est ce qu’il y en a parmi vous qui ont essayé de se faire rembourser des billets de train chez la SNCF et ont des tuyaux? Sur leur site, vous n’obtenez que 50% du remboursement même s’ils vous assurent que vous pouvez être totalement remboursé! Et bien entendu, ils sont injoignables par tel ^^)

Ces dernières années, depuis mon retour en France, j’ai fait toujours au moins un voyage par an à l’étranger, que ce soit aux Iles Canaries, en Angleterre, en Italie, en Irlande ou encore en Grèce. Mais j’ai aussi transité vers le slow travel, en focalisant mes voyages sur la France et à visiter une region à la fois, comme par exemple l’Occitanie en long en large et en travers mais aussi la route des vins dans le Bordelais, les Gorges du Tarn, le Pays Basque et la Provence par exemple. C’est je pense un bon équilibre et je ne pense pas changer mes habitudes de voyage une fois que nous pourrons voyager à nouveau.

 

Bon, je pense que j’ai fait le tour! Et vous, ce confinement, comment ça se passe? 🙂

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