Si vous avez lu mes différents articles sur mon parcours professionnel et sur mes différentes expatriations, vous savez alors que sur mon CV figure… la Pologne! C’est de cette expérience dont je vous parle aujourd’hui!

pologne

Remise en contexte :

J’ai effectué mon Master FLE à l’Université de Toulouse de Septembre 2010 à Septembre 2012. Il s’agissait d’un Master Professionnel avec stages obligatoires pour les deux années du Master. Pour le stage de première année, une seule contrainte : effectuer au moins 60 heures d’enseignement. Aucune autre obligation, chaque étudiant était libre de choisir le pays, le public, la durée… En ce qui me concerne, c’était une évidence : je voulais enseigner à l’étranger. Ayant des cours à la fac pendant les deux semestres, je comptais donc effectuer mon stage pendant l’été 2011, l’été entre les deux années du Master.

Pourquoi la Pologne?

A l’origine, je voulais effectuer ce stage dans un pays anglophone : j’avais fini ma Licence d’anglais depuis un an et parler anglais au quotidien me manquait. J’avais envoyé de nombreuses candidatures spontanées en pays anglophones, sauf l’Irlande où j’avais déjà vécu à l’époque sur du long terme. Mais ce fut la désillusion : l’Angleterre a refusé mes candidatures, les Etats-Unis ont refusé que je vienne sans un Visa de travail et ne voulaient pas me sponsoriser pour une période si courte, l’Australie voulait que je vienne pour une année entière mais je voulais d’abord finir mon Master et financièrement ce n’était pas possible… Bref… J’étais un peu découragée, jusqu’au jour où une de mes copines m’a annoncée qu’elle avait répondu à une annonce (sur fle.fr) pour un stage dans une association de Cracovie et qu’elle avait été acceptée. Je n’avais aucun autre plan et je me suis dit : Why not, je n’ai rien à perdre en envoyant mon CV… et j’ai été acceptée aussi!

La Pologne… un choix finalement évident!

La Pologne ne faisait pas forcément partie de ces pays que j’avais absolument envie de visiter. Mais je n’avais jamais mis les pieds dans cette partie de l’Europe et j’étais finalement bien curieuse de découvrir Cracovie. Et puis aussi, partir avec une copine, ça fait toute la différence! (coucou Ede!!!) On sait que malgré la différence linguistique et culturelle, on passera l’été avec sa pot!!!

Aussi, choisir la Pologne fut un bon challenge pour mon stage car je me suis retrouvée à enseigner le français à des étudiants dont je ne connaissais pas la langue maternelle (oui parce qu’à part Bonjour, Merci, Au revoir, Santé, et Deux bières svp, je ne parle absolument pas polonais!). C’est toute la spécificité du Master FLE : pouvoir enseigner le français sans utiliser la langue maternelle de ses étudiants! Et il s’agissait ici de ma première expérience professionnelle! Se retrouver Prof de FLE sans pouvoir basculer sur l’anglais pour enseigner, ce fut une excellente première experience!

Le travail :

J’ai donc enseigné le français dans une association. La directrice pédagogique m’avait laissé beaucoup de liberté concernant la durée de mon stage, le nombre d’heures que je souhaitais avoir par semaine… Les autres stagiaires et moi-même nous occupions principalement des cours individuels, nous avions chacunes nos propres étudiants mais nous pouvions gérer notre emploi du temps. Nous avions aussi plusieurs cours avec des groupes d’enfants, où nous avons fait beaucoup de jeux et autres activités en français. J’enseignais entre 10 et 15 heures de cours par semaine, et ce pendant six semaines. C’était un travail non payé, ce qui me convenait car j’avais travaillé pendant l’année universitaire pour justement avoir de l’argent de coté pour pouvoir effectuer ce stage sans avoir à me soucier de mon compte en banque.

La vie à Cracovie :

Je reviendrai sur Carcovie dans un article spécial.

Ici, disons que nous avions beaucoup de temps libre avec ma pot pour découvrir Cracovie, ses bars restaurants et cafés, ses musées, ses marchés, ses jolies rues, ses parcs… Et que nous en avions surtout les moyens! Bienvenue en Europe de l’Est où les prix sont beaucoup plus bas qu’en France! Même si nous n’étions pas payées pour notre travail, nous pouvions quand même profiter de tout ce que Cracovie pouvait nous offrir : sortir, boire ou manger dehors étaient tout à fait abordables financièrement!

L’association nous a également donné un coup de pouce pour trouver un appartement qui ne soit pas hors de prix : ma pot et moi avions alors partagé un T1, ok une seule pièce, mais assez spatieuse pour nous deux pour un été.

En résumé :

Cette première expérience professionnelle dans l’enseignement du FLE fut une réussite. Du fait que je devais absolument n’utiliser que le français pour mon travail m’aura permis de dynamiser mes méthodes d’enseignement et vraiment expérimenter le métier de Prof de FLE. J’ai eu face à moi différents publics, débutants ou plus confirmés, enfants ados et adultes… et je dois dire que les étudiants polonais font partis des étudiants les plus sérieux que j’ai eu! Il s’agissait d’un job en association où il n’y avait pas énormément de moyens, mais travailler souvent avec ma copine de fac nous a permis de passer de très bons moments ensemble pendant ce stage, et de bien apprécier la vie à Cracovie! Bien entendu, ce fut une expérience réussie car elle fut ma première, l’expérience aurait été bien différente si j’avais déjà eu plusieurs années d’expérience derrière moi, mais pour ma première ligne de Prof de FLE sur mon CV, c’était très bien!

Et vous? Est ce que vous avez eu une expérience professionnelle similaire?

4 thoughts on “Une première expérience de Prof de FLE… en Pologne!”

    1. Aaahhh l’assistanat en college lycée! J’ai moi aussi testé, en Angleterre, quelques années après la Pologne : ça n’avait rien à voir! Je ne travaillais pas dans une de ces écoles privées avec des élèves brillants, mais j’ai bien aimé le challenge justement! Une experience radicalement différente de celle que j’avais eu en Pologne 😉 J’imagine que c’était pareil pour toi en Allemagne?

      1. C’était un collège/lycée (1ère année) normal. J’ai passé une super année, j’ai été très bien accueillie et chouchoutée par les profs stagiaires et les autres profs de français. La 2ème année était super bof mais j’y suis restée car je préparais mon mémoire de maîtrise sur l’histoire du coin. Sinon, j’aurais démissionné en février. On me prenait pour le larbin de service !

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